Les plus anciennes et les plus grandes espèces du monde sont en déclin – La Liste rouge de l’UICN

7/1/2013

Gland, le 2 juillet 2013 (UICN) – La dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de
l’UICN™ fait état du déclin inquiétant des conifères – les organismes les plus anciens et les plus grands
du monde –, des crevettes d'eau douce, des cônes (escargots du genre Conus), et du marsouin aptère
du Yang Tsé. Le scinque géant du Cap-Vert, le Cyprinodon de Santa Cruz et une espèce de crevette
d'eau douce sont déclarés éteints.

Cette mise à jour porte à 4,807 le nombre d'espèces qui ont été ajoutées à la Liste rouge de l'UICN et à
70 099 le nombre total d'espèces évaluées, dont 20,934 sont menacées d'extinction.

« Grâce à la Liste rouge de l'UICN, nous disposons actuellement d’avantage d'informations quant à l'état
de la biodiversité que jamais », explique Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de
conservation de la biodiversité de l'UICN. « Mais le tableau d'ensemble est alarmant. Nous devons
exploiter pleinement ces connaissances, en déployant des efforts de conservation ciblés et efficaces, si
nous voulons vraiment juguler la crise de l'extinction qui continue à menacer toute vie sur Terre. »

Cette mise à jour comprend la première réévaluation mondiale des conifères. D'après les résultats de
celle-ci, 34 % des cèdres, cyprès, sapins et autres conifères sont actuellement menacés d'extinction, soit
une augmentation de 4% depuis la dernière évaluation complète de 1998.

Le statut de conservation de 33 espèces de conifères s'est dégradé, notamment celui du pin de
Monterey (Pinus radiata), le pin le plus communément planté du monde, apprécié pour sa croissance
rapide et pour les qualités de sa pulpe. Cet arbre est passé du statut « Préoccupation mineure », une
catégorie utilisée pour les espèces ne courant qu'un risque d'extinction relativement faible, à « En
danger », menacé principalement par des chèvres sauvages et par les attaques d'un agent pathogène
invasif. Une autre espèce de conifère auparavant classée dans la catégorie « Préoccupation mineure »,
le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica), originaire de l'Atlas algérien et marocain, est actuellement « En
danger » en raison de sa surexploitation. Et sa population réduite est menacée par différents parasites.

D'un autre côté, des mesures de conservation ont permis d'améliorer le statut du cyprès de Lawson
(Chamaecyparis lawsoniana). Cet arbre, qui fit l'objet d'un commerce important à un moment donné, est
actuellement classé espèce « Quasi menacée », grâce à l'amélioration des pratiques de gestion en
Californie et dans l'Oregon, avec entre autres la plantation d'individus résistants aux maladies. Si les
mesures de conservation se poursuivent, ce conifère pourrait être classé dans la catégorie
« Préoccupation mineure » d'ici 10 ans.

« Les efforts de conservation portent leurs fruits et les résultats obtenus pour le cyprès de Lawson sont
rassurants », précise Aljos Farjon, président du Groupe de spécialistes des conifères au sein de la
Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) à l'UICN. « Néanmoins, il est clair que cela ne
suffit pas. Nous devons d'urgence effectuer des recherches plus poussées sur le statut et la distribution
de nombreuses espèces. Nous supposons qu'il y a encore de nombreuses nouvelles espèces qui n'ont
pas été décrites à ce jour, mais elles ne seront probablement jamais découvertes vu le rythme auquel la
déforestation progresse et leur habitat est converti en plantations destinées à la production d'huile de
palme. »

Les conifères sont les plus anciennes et les plus grandes espèces de notre planète. Le pin de
Bristlecone (Pinus longaeva), par exemple, peut vivre près de 5000 ans, et le séquoia (Sequoia
sempervirens) atteint une hauteur de 110 mètres. Les forêts de conifères capturent plus de carbone que
tout autre biome, à l'exception des zones humides – trois fois plus que les forêts tempérées et tropicales.
Leur valeur économique est immense : les résineux sont utilisés pour la production de bois et de papier,
et l'agent anti-cancéreux Taxol® est dérivé de l'écorce de nombreuses espèces d'ifs.

Cette mise à jour de la Liste rouge de l'UICN donne les résultats de la toute première évaluation
mondiale des crevettes d'eau douce, dont 28 % des espèces sont menacées d'extinction. Dix pour cent
sont utilisées pour la consommation humaine, notamment la chevrette, ou crevette géante d'eau douce
(Macrobrachium rosenbergii), et elles jouent un rôle important dans le réseau trophique d'eau douce. La
pollution, la modification de leur habitat et le commerce aquariophile sont quelques-unes des grandes
menaces auxquelles l'espèce est confrontée.

Les conides présents dans les milieux marins tropicaux, ont eux aussi fait l'objet d'une évaluation pour la
première fois. 8 % sont menacés d'extinction. En tant que prédateurs, ils constituent un élément
important des écosystèmes marins. De plus, leurs toxines mortelles sont très précieuses, car elles
servent à l'élaboration de nouveaux médicaments destinés au traitement de la douleur irréductible. Et
enfin, les belles coquilles de ces animaux sont prisées par les collectionneurs depuis des siècles,
certains spécimens rares ayant été vendus pour des milliers de dollars. La perte de leur habitat et la
pollution représentent les plus grandes menaces qui pèsent sur ces espèces.

« Cette évaluation marque un tournant rendu possible par la collaboration innovante entre les
négociants en coquillages et les experts scientifiques », explique Howard Peters de l'Université de
York, membre du Groupe de spécialistes des mollusques au sein de la Commission de la
sauvegarde des espèces (CSE) à l'UICN. « Leur travail conjoint a permis de mieux connaître la
distribution, le commerce et les menaces qui pèsent sur chaque espèce. Ces informations seront
capitales pour nos futurs efforts de conservation à l'égard des cônes. »

Le marsouin aptère du Yang Tsé (Neophocaena asiaeorientalis asiaeorientalis), une sous-espèce du
marsouin aptère et l'un des derniers cétacés d'eau douce au monde, qui vit dans le fleuve Yang Tsé en
Chine et dans deux lacs adjacents, les lacs Poyang et Donting, a également été évalué. Sa population,
estimée à environ 1800 individus en 2006, baisse de plus de 5 % par an depuis les années 1980 et est
considérée comme « en danger critique d'extinction ». Ces marsouins sont de plus en plus menacés,
entre autres, par la pêche clandestine, la circulation de nombreux navires, l'exploitation du sable et la
pollution.

Le pécari à lèvres blanches (Tayassu pecari), un membre de la famille du cochon vivant en Amérique
centrale et du Sud, a vu ses effectifs diminuer de 89 % au Costa Rica et de 84 % au Mexique et au
Guatemala. Il figure maintenant sur la liste des espèces Vulnérables. La chasse et la disparition de son
habitat expliquent en partie son déclin, mais de nombreux cas de disparition mystérieuse de l'espèce ont
été rapportés dans plusieurs régions. On suppose qu'une maladie est la cause principale de ces
disparitions.

Trois espèces ont été déclarées Éteintes. Aperçu pour la dernière fois en 1912, le scinque géant du
Cap-Vert (Chioninia coctei), un lézard qui ne vivait que sur une seule île et deux petits îlots, s'est éteint
suite à l'introduction de rats et de chats; le Cyprinodon de Santa Cruz, qui vivait autrefois dans le bassin
de la rivière Santa Cruz en Arizona, est actuellement éteint lui aussi, à cause de l'épuisement des
ressources en eau; et enfin, la crevette d'eau douce Macrobrachium leptodactylus a été victime de la
dégradation de son habitat et du développement urbain.

« Une fois de plus, la mise à jour de la Liste rouge de l'UICN nous apporte des nouvelles inquiétantes »,
affirme Simon Stuart, président de la Commission de la sauvegarde des espèces à l'UICN.
« Toutefois, nous assistons également à des réussites. Par exemple, grâce aux recherches minutieuses
menées au Costa Rica, de nouvelles sous-populations de la grenouille de ruisseau du Costa Rica et de
rainette aux yeux verts ont été découvertes. Hélas, des efforts bien plus importants encore devront être
déployés, car la tendance générale à l'extinction se poursuit pour de nombreuses espèces. »

 

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Quelques citations d'organisations partenaires de la Liste rouge de l'UICN

« Le baiji (un dauphin d'eau douce) ne s'est éteint que récemment dans le fleuve Yang Tsé », selon
le Professeur Jonathan Baillie, directeur des programmes de conservation de la Société
zoologique de Londres (ZSL). « Si nous perdons maintenant le marsouin aptère du Yang Tsé, les
générations futures se demanderont vraiment si nous étions ignorants, incompétents ou les deux à
la fois. »,

« Les plantes sont à la base de la vie sur Terre, et elles fournissent de précieux services aux
écosystèmes. La récente évaluation des conifères montre que de nombreuses espèces, dont des
espèces qui nous apportent des avantages connus sur le plan humain et économique, sont de plus en
plus menacées », déclare le Dr Thomas Lacher, professeur assistant à la Texas A&M University. « Au fur et à mesure que l'UICN étend ses évaluations à de nouvelles catégories de plantes, elle permet
l'adoption de mesures de conservation ciblées en faveur de la protection des espèces et des
écosystèmes qui contribuent à la survie de toutes les espèces. »

« Chaque mise à jour de la Liste rouge dresse un tableau plus complet du statut de conservation des
espèces du monde entier », rappelle Lucas Joppa, scientifique spécialiste de la conservation chez
Microsoft Research. « Les réévaluations nous montrent les changements que connaît le statut de ces
espèces au fil du temps. Leur combinaison fait apparaître ce qui fonctionne – et ce qui ne fonctionne pas
– dans nos efforts visant à sauver des espèces. Le cas du cyprès de Lawson montre que nous pouvons
réussir, et il illustre à quel point le processus d'inscription sur la Liste rouge est précieux. »,

"This latest IUCN Red List update is further evidence of our impact on the world's threatened
biodiversity," says Richard Edwards, Chief Executive of Wildscreen, who are working with the IUCN
to help raise the public profile of the world’s threatened species, through the power of wildlife imagery.
Further evidence that extinction is real, and that we must all act, and act now, if we are to prevent this
most tragic reality for many more of the world's species."

Dr. Russell Mittermeier, President of Conservation International and Chair of IUCN’s Species
Survival Commission’s Primate Specialist Group, said: “This latest update provides invaluable
information on several new and very important groups of species. Once again, it demonstrates that the
IUCN Red List is our most fundamental tool in stemming the extinction crisis, maintaining global
biodiversity, and achieving the very ambitious Target 12 of the UN’s Convention on Biological Diversity
(to prevent the extinction of threatened species by 2020) - and indeed many of the other 20 Aichi Targets
as well.”

"Thanks to the indefatigable efforts of colleagues in Latin America, there are hopeful signs that the
populations of some frog species that were decimated by the one-two punch of climate change and
disease are stabilizing and, in some cases, showing signs of a slow recovery," says Mary Klein,
president and CEO of NatureServe. "However, the freshwater shrimp data further confirm what we
know from analyses of other animal groups: freshwater species are among the most threatened with
extinction due to the dams, channels, pollution, and introduced exotic species in those ecosystems."

 

Pour plus d’informations ou des entretiens, veuillez contacter :

Ewa Magiera, tél. +41 22 999 0346, portable +41 79 856 76 26, email ewa.magiera@iucn.org

Lynne Labanne, Responsable Communications du Programme de l'UICN pour les espèces, UICN,
tél. +41 22 999 0153, portable +41 79 527 7221, email lynne.labanne@iucn.org

Jonathan Hulson, Communications du Programme de l'UICN pour les espèces, UICN, tél. +41 22
999 0154, email jonathan.hulson@iucn.org

 

Des images peuvent être téléchargées ici

Ces images ne peuvent être utilisées que dans le contexte de ce communiqué de presse

Notes aux rédacteurs

La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN contribue à la réalisation de l'Objectif 12 du Plan
stratégique pour la diversité biologique 2011-2020. Objectif 12 : D'ici à 2020, l'extinction d'espèces
menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en
déclin, est amélioré et maintenu.

Une évaluation mondiale des reptiles est en cours, et avec les reptiles ajoutés à cette mise à jour, nous
avons évalué 42% de tous les reptiles, ce qui représente un tournant important pour ce projet. Les
serpents et les lézards endémiques à deux hauts lieux de la biodiversité, les Ghâts occidentaux en Inde
et l'est de la Mélanésie, ont été évalués, ainsi que ceux de la plupart des archipels de Polynésie (à
l'exception de la Nouvelle-Zélande). Les reptiles endémiques d'Afrique de l'Ouest (y compris le haut lieu
de la biodiversité que représentent les forêts de Guinée ainsi que les îles du Cap-Vert) ont eux aussi été
évalués.

Chiffres mondiaux de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2013.1 :

NOMBRE TOTAL D'ESPÈCES ÉVALUÉES = 70,294
(Nombre total d'espèces menacées = 20,934)

Éteinte = 799
Éteinte à l'état sauvage = 61
En danger critique d'extinction = 4,227
En danger = 6,243
Vulnérable = 10,464
Quasi menacée = 4,742
Faible risque/dépendant de la conservation = 241 (il s'agit d'une ancienne catégorie qui est
progressivement retirée de la Liste rouge)
Préoccupation mineure = 31,846
Données insuffisantes = 11,671

 

Les chiffres indiqués ci-dessus ne concernent que les espèces qui ont été évaluées à ce jour pour la Liste rouge de l'UICN. Même si toutes les espèces du monde n'ont pas été évaluées, la Liste rouge de l'UICN donne un aperçu très utile de ce qui arrive aux espèces aujourd'hui et souligne l'urgente nécessité des actions  de conservation.

Pour de nombreux groupes taxonomiques, il est impossible de fournir des pourcentages relatifs d’espèces menacées dans la Liste rouge de l’UICN parce qu’ils n’ont pas été totalement évalués. Pour nombre d’entre eux, les efforts d’évaluation se sont focalisés sur des espèces menacées ; c’est pourquoi le pourcentage d’espèces menacées serait pour eux fortement biaisé.

Pour les groupes qui ont été complétement évalués, il est possible de calculer le pourcentage d’espèces
menacées, mais le nombre exact d’espèces menacées est souvent incertain parce que l’on ne sait pas si les espèces de la catégorie Données insuffisantes (DD) sont menacées ou non. C’est pourquoi les pourcentages présentés plus haut représentent la meilleure estimation possible des risques d’extinction pour les groupes qui ont été totalement évalués (à l’exception des espèces Éteintes), en supposant que les espèces de la catégorie Données insuffisantes (DD) soient menacées dans les mêmes proportions que les espèces pour lesquelles les données sont suffisantes. En d’autres termes, c’est un chiffre moyen dans une fourchette allant de x % d’espèces menacées (en supposant qu’aucune espèce DD ne soit menacée) à y % d’espèces menacées (si toutes les espèces DD sont menacées). Les éléments disponibles montrent que c’est la meilleure estimation possible.

 

Éléments marquants de la mise à jour 2013.1

Les espèces nouvellement classées « En danger critique d'extinction (Peut-être éteintes) »

  • Crustacés
    • La crevette cavernicole de Floride Palaemonetes cummingi, passée du statut « Vulnérable » au statut « En danger critique d'extinction (Peut-être éteinte) »
  • Plantes
    • Podocarpus perrieri – passé du statut « En danger critique d'extinction » au statut « En danger critique d'extinction (Peut-être éteinte) »

Les espèces redécouvertes

    • La grenouille de Fleischmann Craugastor fleischmanni – passée du statut « En danger critique d'extinction (Peut-être éteinte) » au statut « En danger critique d'extinction »
    • La rainette de Starrett Isthmohyla tica – passée du statut « En danger critique d'extinction (Peut-être éteinte) » au statut « En danger critique d'extinction »

Les changements de statut

  • Amphibiens
    • La rainette des montagnes du Balé Balebreviceps hillmani – passée du statut « En danger » au statut « En danger critique d'extinction »
  • Poissons d'eau douce
    • Ictalurus pricei, poisson-chat du Rio Yaqui – passé du statut « Vulnérable » au statut « En
      danger »
    • La loche de Conasauga Percina jenkinsi – passée du statut « Vulnérable » au statut « En danger critique d'extinction »
    • Le Plagopterus argentissimus – passé du statut « Vulnérable » au statut « En danger critique d'extinction »
  • Plantes
    • Le pin à écorce blanche Pinus albicaulis – passé du statut « Vulnérable » au statut « En danger »
    • Le podocarpe d'Urban Podocarpus urbanii – passé du statut « Quasi menacée » au statut « En danger critique d'extinction »
    • Le cèdre du Mulanje Widdringtonia whytei – passé du statut « En danger » au statut « En danger critique d'extinction »

Quelques exemples parmi les plus de 4800 nouvelles espèces inscrites sur la Liste rouge 2013.1 de l'UICN

  • Amphibiens
    • La grenouille Arthroleptis kutogundua – fait son entrée dans la catégorie « En danger
      critique d'extinction (Peut-être éteinte) »
  • Invertébrés
    • L'holothurie de sable Holothuria lessoni – fait son entrée dans la catégorie « En danger »
    • L'araignée de la grotte de Gua Kanthan Liphistius kanthan – fait son entrée dans la catégorie « En danger critique d'extinction »
  • Reptiles
    • Le scinque des montagnes de Viti Levu Emoia campbellii – fait son entrée dans la catégorie « En danger »
    • Le scinque de l'île d'Ono-i-Lau Leiolopisma alazon – fait son entrée dans la catégorie « En
      danger critique d'extinction »
    • Le gecko casqué Tarentola chazaliae – fait son entrée dans la catégorie « Vulnérable »
  • Plantes
    • Le Curcuma pseudomontana – fait son entrée dans la catégorie « Vulnérable »
    • Linum katiae – fait son entrée dans la catégorie « Vulnérable »
    • Masdevallia atahualpa – fait son entrée dans la catégorie « En danger »
    • Nepenthes suratensis – fait son entrée dans la catégorie « En danger critique d'extinction »

La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™
La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™ (ou la Liste rouge de l'UICN) est la source d’information la plus complète qui soit au monde sur le statut global de conservation des espèces végétales, animales et de champignons. Elle se fonde sur un système objectif d’évaluation du risque d’extinction d’une espèce au cas où aucune action ne serait entreprise pour sa conservation.

Les espèces se voient attribuer une des huit catégories de menaces selon qu'elles répondent à certains critères liés à l’évolution de leur population, à la taille et à la structure de leur population, et à leur aire de répartition géographique. Les espèces classées « En danger critique d'extinction », « En danger », ou « Vulnérables » sont présentées collectivement comme étant « Menacées ».

La Liste rouge de l’UICN n’est pas un simple registre de noms et des catégories de menaces qui leur sont associées. Elle est au contraire un riche recueil d’informations sur les menaces qui pèsent sur les espèces, sur leurs exigences écologiques, sur les endroits où elles vivent, et sur les mesures de conservation qui peuvent être prises pour réduire la menace ou empêcher leur extinction.

La Liste rouge de l’UICN est le fruit de travaux conjoints de l’UICN et de sa Commission de la sauvegarde des espèces, en collaboration avec les partenaires pour la Liste rouge de l'UICN que sont BirdLife International, Botanic Gardens Conservation International, Conservation International, NatureServe, Microsoft, les Jardins botaniques royaux de Kew, l'Université Sapienza de Rome, la Texas A&M University, Wildscreen, et la Société zoologique de Londres. www.iucnredlist.org www.facebook.com/iucn.red.list @amazingspecies

Les catégories de menaces de la Liste rouge de l’UICN
Les catégories de menaces de la Liste rouge de l’UICN sont les suivantes, en ordre décroissant de gravité :

Éteinte ou Éteinte à l’état sauvage
En danger critique d’extinction, En danger et Vulnérable : espèces menacées d’extinction globale ;
Quasi menacée : espèces proches des seuils de menaces ou qui seraient menacées sans les mesures de conservation spécifiques en cours ;
Préoccupation mineure : espèces dont le risque d’extinction est estimé moindre ;
Données insuffisantes : pas d’évaluation parce que les données sont insuffisantes ;
En danger critique d’extinction (Peut-être éteinte) : ceci n’est pas une nouvelle catégorie de la Liste rouge ; c’est un signal développé pour identifier les espèces En danger critique d’extinction qui sont, selon toute probabilité, déjà éteintes mais pour lesquelles il faut une confirmation, par exemple, au moyen d’études plus approfondies qui seraient réalisées sans pouvoir découvrir le moindre individu.

À propos de l’UICN
L’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux défis les plus urgents en matière d’environnement et de développement, en soutenant la recherche scientifique, en gérant sur le terrain des projets dans le monde entier et en encourageant les gouvernements, les ONG, les Nations Unies, les conventions et les sociétés internationales à, ensemble, développer des politiques, des lois et de meilleures pratiques.

Réseau environnemental global le plus ancien et le plus étendu du monde, l’UICN est une union démocratique qui compte plus de 1000 gouvernements et ONG parmi ses organisations membres, et près de 11 000 scientifiques et experts bénévoles répartis dans quelque 160 pays. Elle s’appuie sur un secrétariat de plus de 1000 professionnels travaillant dans 60 bureaux ainsi que sur des centaines de partenaires des secteurs public et privé et des ONG partout dans le monde. Le siège de l’UICN se trouve à Gland, près de Genève, en Suisse. www.iucn.org

À propos de la Commission de la sauvegarde des espèces
La Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) est la plus grande des six Commissions bénévoles de l’UICN, avec un réseau mondial d’environ 7500 experts. La CSE conseille l’UICN et ses membres sur les nombreux aspects techniques et scientifiques de la conservation des espèces, et consacre ses efforts à préserver la diversité biologique. La CSE apporte une contribution notable aux accords internationaux concernant la conservation de la diversité biologique.

À propos de BirdLife
BirdLife International est le plus grand partenariat mondial pour la protection de la nature. En pleine croissance, BirdLife compte en tout 121 partenaires de par le monde, à raison d'un par pays, et près de 11 millions de sympathisants, 7000 groupes de conservation de la nature et 7400 collaborateurs. La vision de BirdLife est celle d'un monde connaissant une riche biodiversité, dans lequel l'homme et la nature vivent en harmonie. Nous sommes mus par notre conviction que les populations locales, qui œuvrent pour la nature chez elles tout en étant reliées à l'échelle nationale et internationale par le biais de notre partenariat mondial, sont la clé de la sauvegarde de toute vie sur cette planète. Cette approche unique « du niveau local au niveau mondial » nous permet d'assurer un impact important et à long terme, pour le bien de la nature et des populations. BirdLife est le leader mondial de la conservation des oiseaux. Une démarche scientifique rigoureuse guidée par un feed-back concret au terme de projets menés à bien sur le terrain dans des sites et des habitats importants nous permet de mettre en œuvre des programmes de conservation des oiseaux et de la nature couronnés de succès. www.birdlife.org

À propos de Botanical Gardens Conservation International
BGCI est une organisation internationale qui veut assurer, partout dans le monde, la conservation des plantes menacées dont la survie est intrinsèquement liée à de grands problèmes mondiaux tels que la pauvreté, le bien-être humain et les changements climatiques. BGCI représente plus de 700 membres – principalement des jardins botaniques – dans 118 pays. Nous voulons soutenir nos membres et leur permettre, ainsi qu’à la vaste communauté de la conservation, d’appliquer leurs connaissances et leur expertise pour inverser la crise des menaces d’extinctions à laquelle sont confrontées un tiers de toutes les plantes.
http://www.bgci.org

À propos de Conservation International (CI)
Fondée sur des bases solides de partenariat, de compétences scientifiques et de démonstration sur le terrain, CI œuvre afin de permettre aux sociétés de prendre soin de façon durable et responsable de la nature et de notre diversité biologique planétaire, en vue d’assurer le bien-être des populations humaines sur le long terme. Fondée en 1987, CI, qui a fêté son 25e anniversaire en 2012, est basée dans la région de Washington DC, emploie 900 personnes dans près de 30 pays sur quatre continents, et compte plus d’un millier de partenaires dans le monde. Pour plus d'informations, visitez notre site www.conservation.org, ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.

À propos de Microsoft
Fondée en 1975, Microsoft (Nasdaq « MSFT ») est le leader mondial en matière de logiciels, de services et de solutions qui aident les personnes et les entreprises à réaliser pleinement leur potentiel. http://www.microsoft.com

À propos de NatureServe
NatureServe est une organisation de conservation à but non lucratif qui veut fournir des bases scientifiques pour une action de conservation efficace. Grâce à son réseau composé de 82 centres de données sur les programmes du patrimoine naturel et sur la conservation aux États-Unis, au Canada et en Amérique latine, NatureServe constitue un organisme unique d’informations scientifiques détaillées et d’expertise relative à la conservation de la biodiversité végétale, animale et des écosystèmes des Amériques. www.natureserve.org

À propos des Jardins botaniques royaux de Kew (Royal Botanic Gardens, Kew)
Institution scientifique célèbre dans le monde entier, les Jardins botaniques royaux de Kew sont reconnus sur le plan international pour la qualité de leur collection de plantes vivantes et de leur herbier de niveau mondial, ainsi que pour leurs compétencesscientifiques en matière de diversité de la flore, de conservation et de développement durable au Royaume-Uni comme dans le reste du monde. Les Jardins de Kew constituent une importante attraction touristique internationale. Les 132 hectares aménagés et le domaine de Kew, Wakehurst Place, accueillent près de 2 millions de visiteurs chaque année. Inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2003, les Jardins botaniques de Kew ont fêté leur 250e anniversaire en 2009. Wakehurst Place héberge la Banque de semences du millénaire de Kew, la plus grande banque de semences de plantes sauvages au monde. Les Jardins botaniques royaux de Kew et leurs partenaires ont collecté et conservent des semences de 10 % des espèces sauvages de plantes à fleurs de la planète (environ 30 000 espèces) et ont pour objectif d'en conserver 25% d’ici à 2020. Néanmoins, son énorme potentiel pour la conservation future ne peut être réalisé qu’avec l’appui du public et d’autres bailleurs de fonds. www.kew.org

À propos de l'Université Sapienza de Rome
Avec ses 145 000 étudiants, l'Université Sapienza, vieille de plus de 700 ans, est la plus grande université d’Europe, et la deuxième au monde après celle du Caire : une ville à l’intérieur de la ville. Elle comprend 11 facultés et 67 départements. Ses effectifs comprennent plus de 4500 professeurs et 5000 employés administratifs et techniques. L'Université Sapienza propose un vaste éventail de cours, dont 300 formations sanctionnées par des diplômes et 200 formations spécialisées. Elle accueille plus de 30 000 étudiants provenant d’autres régions du pays et plus de 7000 étudiants étrangers. L'Université Sapienza planifie et mène à bien d’importants travaux de recherche scientifique dans presque toutes les disciplines, et atteint des résultats de haut niveau sur le plan national et international. Le Professeur Luigi Frati est le Recteur de l'Université Sapienza depuis novembre 2008. http://www.uniroma1.it/

À propos de la Texas A&M University
Après d'humbles débuts en 1876 en tant que première institution publique d'enseignement supérieur du Texas, Texas A&M University est aujourd'hui un campus prospère d'environ 2100 hectares abritant une faculté reconnue dans tout le pays, et l'une des rares universités de premier plan proposant des diplômes en sciences de la terre, en océanographie et en étude spatiales. Avec pratiquement la parité hommes-femmes, 25 % des nouveaux étudiants sont les premiers de leurs familles à fréquenter l'université. Plus de 39 000 étudiants et plus de 9400 diplômés ont accès à des programmes de recherche de classe mondiale et à une faculté couronnée de prix. Texas A&M a deux campus, un à Galveston, au Texas, et l’autre au Qatar, au Moyen-Orient. Cette université résolument tournée vers la recherche avec 10 facultés a récemment été classée première du pays par le magazine Smart Money pour son « rapport rentabilité » (ce que les diplômés gagnent par rapport au coût de leur éducation). L’U.S. News and World Report de 2011 a classé Texas A&M deuxième au niveau national dans la catégorie « Great Schools, Great Prices » (« Grandes écoles, bons prix ») de toutes les universités publiques, et 22e en tout. Beaucoup de programmes de diplômes figurent parmi les 10 premiers du pays. www.tamu.edu

À propos de Wildscreen
Wildscreen est un organisme international à but non lucratif qui s'efforce de promouvoir la connaissance et l'appréciation du public pour la biodiversité mondiale ainsi que la nécessité de conserver celle-ci grâce au pouvoir des images – www.wildscreen.org.uk. Fondé en 1982, Wildscreen est extrêmement bien placé au cœur de l'industrie mondiale des médias qui se consacrent aux espèces sauvages et à l'environnement et s'enorgueillit de sa réputation internationale d'excellence et de crédibilité déjà ancienne dans les domaines des médias d'histoire naturelle, de la communication et de l'éducation. Le projet ARKive de Wildscreen est une initiative globale unique, qui réunit les meilleurs films et photographies d’espèces du monde entier dans une bibliothèque numérique centralisée, pour constituer une collection audio-visuelle sensationnelle de la vie sur terre. La première priorité d’ARKive est de compiler et de compléter les profils audio-visuels des quelque 19 000 animaux, plantes et champignons considérés comme menacés par la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. www.wildscreen.org.uk ; www.arkive.org

À propos de la Société zoologique de Londres (Zoological Society London, ZSL)
Fondée en 1826, la Société zoologique de Londres (Zoological Society of London, ZSL) est une organisation internationale à but non lucratif oeuvrant dans les domaines des sciences, de l'éducation et de la conservation : sa mission principale est la conservation des animaux et de leurs habitats. La Société dirige le Zoo de Londres (ZSL London Zoo) et celui de Whipsnade (ZSL Whipsnade Zoo), conduit des travaux de recherche scientifique à l’Institut de zoologie et participe activement à la conservation sur le terrain dans une cinquantaine de pays du monde entier. www.zsl.org

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