Nos activités
 
 
 

Rôle déterminant dans la mise en place des nouvelles aires protégées

CI a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la «Vision Durban» qui vise à tripler la surface des aires protégées de Madagascar, de 1 700 000 ha à 6 000 000 ha. Sur les 97 nouvelles aires protégées ayant reçu un statut de protection temporaire ou en voie de création, 38 ont reçu des appuis techniques et financiers de CI. Appuis qui s’ajoutent à ceux accordés par CI à Madagascar National Parks depuis de nombreuses années.


CI, pionnier dans le domaine du changement climatique à Madagascar

On soulignera le rôle pionnier de CI dans la prise en compte du changement climatique dans la formulation des stratégies nationales, dans la mise en oeuvre des projets pilotes de REDD+ dans deux grands corridors , le Corridor Ankeniheny-Zahamena et le Corridor Forestier Ambositra Vondrozo, dans les activités de restauration dans le cadre du projet TAMS ou Tetik’Asa Mampody Savoka et enfin dans les activités d’adaptation pour l’écosystème terrestre et l'écosystème marin.


Pour une implication décisive des communautés

CI a consacré une part importante de son budget et de ses connaissances techniques en faveur et auprès des communautés locales. C’est dans ce domaine, sans aucun doute, que les évolutions ont été les plus marquées. L’expérience montre en effet qu’il ne peut y avoir de conservation durable sans l’implication des populations, dont la survie dépend des ressources naturelles. Il ne peut y avoir d’implication des communautés que si on ne leur garantit une amélioration de leurs conditions d’existence.


Pour les communautés les plus enclavées

On relèvera plus particulièrement les bénéfices apportés par la mise en œuvre du programme «Node», un programme novateur. A travers ce programme de petites subventions distribuées par l’intermédiaire d’organismes relais proches des communautés les plus dépendantes des ressources naturelles, Conservation International a pu toucher de nombreuses communautés. Ces dernières, du fait de leur isolement, ne pouvaient bénéficier des retombées des grands projets et programmes de développement du pays. Le succès de Node, attesté par de nombreux observateurs, a conduit des bailleurs de fonds à s’intéresser de près à cette approche, pour éventuellement l’adopter dans un futur proche. Un des soucis de CI est en effet de s’assurer que ses programmes ou initiatives qui rencontrent le plus de succès, puissent être reproduits sur une plus grande échelle, à Madagascar, voire dans d’autres pays.


Conservation des écosystèmes en pair avec la réduction de la pauvreté

L’importance de l’implication des communautés dans la gestion et la conservation des écosystèmes naturels a été mise en évidence dans tous les pays où CI est représenté. Forte des expériences vécues au niveau mondial, Conservation International a engagé depuis 3 ans une réflexion approfondie, qui l’a conduite à élargir sa vision et sa mission. D’une approche stricte de la conservation des espèces et de la biodiversité, CI a évolué vers une approche plus « holistique » des problèmes environnementaux. Cette approche part de la constatation fondamentale que l’amélioration du bien-être humain dépend essentiellement de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité. En d’autres termes, le développement et surtout la réduction de la pauvreté ne peuvent se concevoir sans la préservation des services essentiels qu’apportent la biodiversité et plus généralement les écosystèmes. Ainsi,

  • c’est par la protection des forêts, que l’on pourra réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc atténuer les effets du changement climatique ;
  • c’est grâce à l’aménagement des bassins versants que l’on pourra préserver les sources d’eau douce, dont la disponibilité et la qualité sont plus que jamais indispensables pour toute amélioration du bien-être humain de nos temps et des générations futures ;
  • c’est la préservation des écosystèmes en amont qui assure la productivité des zones agricoles en aval et donc garantit la sécurité alimentaire. Elle représente un enjeu vital pour l’avenir ;
  • c’est de la bioprospection en milieu naturel que nous attendons les progrès les plus significatifs en matière de recherche pharmaceutique, condition essentielle pour la sécurité sanitaire

On est donc passé d’une conception de la conservation fondée sur les « interdits» à une conception fondée sur les «opportunités».