Eau
Photo by : Inaki Relanzon
 

L'eau est une richesse. Elle est vitale, étant la principale composante de tous les organismes vivants, le principal facteur qui contrôle le milieu naturel, la vie animale et végétale. Cependant, le système d’eau douce est très menacé par le tarissement, la pollution, l’exploitation irrationnelle des espèces, l’introduction d’espèces exotiques et le changement du climat. Les populations les plus pauvres font déjà face à une diminution des ressources en eau disponibles. Les défis sont énormes pour assurer les ressources en eau indispensables aux besoins croissants des populations, à la protection d’écosystèmes très fragiles et vulnérables et à la préservation de la prospérité économique.


L’eau à Madagascar

Madagascar dispose de plus de 3000 km environ de fleuves et rivières répartis dans 256 bassins. Les lacs occupent une superficie totale d’environ 2000 km² dans 0,3% du territoire avec 3 429 étendues d’eau libre. En moyenne, la pluviométrie annuelle est de 1500 mm sur tout le territoire national mais la répartition est inégale et que certains endroits de l’île souffrent d’insuffisance de pluies.

Les cadres légaux régissant l’eau douce malgache sont : (1) la Convention de Ramsar depuis 1998, engageant le gouvernement à promouvoir une utilisation rationnelle des zones humides situées sur son territoire. (2) Le Code de l’Eau établi en 1999 qui vise à garantir l’accessibilité à l’eau surtout pour les couches défavorisées.


La sécurisation de l’eau, une priorité

Maintenir le fonctionnement des écosystèmes, aider la nature dégradée à se remettre, veiller à ce que les flux environnementaux, la biodiversité et les services associés sont disponibles à la fois pour la génération actuelle et pour la génération future : tels sont les rôles de CI pour sécuriser l'eau. Ce qui demande des interventions dans la conservation des paysages d'eau douce, une gestion intégrée des bassins versants, une protection des écosystèmes naturels en amont, et la conservation des habitats et des services offerts par l'eau douce (nourriture, eau potable, énergie, santé, etc.) en aval.

Ces interventions se basent sur la mesure, l’analyse et la gestion des données sur la portée, la sévérité et l’irréversibilité des menaces pesant sur l’eau douce. Le développement de la politique pour la gestion de cette ressource,  l’étude de marché et la communication à tous les niveaux sont des priorités. Le renforcement de capacités suivi de démonstration des acquis sur le terrain comptent parmi les activités indispensables pour atteindre les objectifs..


Les actions déjà mises en œuvre

CI travaille depuis plusieurs années dans la mise en œuvre des activités dans les zones humides. Ses activités ont commencé avec l’évaluation biologique des sites pour arriver à la mise en place et  à la gestion des nouvelles aires protégées et/ou sites Ramsar.  En outre, plusieurs activités relatives à l’eau sont mises en œuvre. Citons la Gestion Intégré des Ressources en Eau mettant ensemble la dimension environnementale, sociale et économique ;  les études, l’analyse et l’évaluation des ressources en eau disponibles ; la lutte contre les espèces aquatiques invasives ; le reboisement au niveau des sources et des berges de rivières, l’établissement des données géoréferencées sur l’hydrologie (Cas de CAZ). Des activités de valorisation de l’eau et ses ressources sont menées dans le cadre des programmes NODE et/ou CSP : pisciculture, hydro-électrique, irrigation, abreuvage, etc. essentiellement pour garantir la subsistance à long terme.