Le Projet Ranon'Ala
 
 

Le projet Ranon’ Ala (Rural Access to New Opportunities for Health and Water Resources Management) intervient autour de 04 aires protégées dans 03 districts :

  • la Réserve de Biosphère de Mananara Nord,
  • l’aire protégée de Pointe à Larrée
  • la Réserve Spéciale d’Ambatovaky à Soanierana Ivongo,
  • la Réserve Spéciale de Marotandrano à Mandritsara

Ce projet, financé par le peuple américain pour le peuple malgache via l’USAID, vise à favoriser l’accès aux services d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement économiquement viables aux populations vulnérables de ces trois districts. Les objectifs étant l’amélioration de la santé de la population et  de la gestion des ressources en eau.

D’une durée de 03 ans, ce projet qui a débuté au mois d’octobre 2010, est géré par un consortium dirigé par Catholic Relief Services (CRS). Research Triangle Institute International (RTI), Conservation International (CI), Human Network International (HNI), Caritas Madagascar, et des entreprises privées BushProof SARL et Sandandrano SARL y sont impliqués.


Des objectifs bien définis

Le projet a pris comme objectifs stratégiques principaux : l’amélioration de l’accès aux infrastructures d’eau au niveau des communes, le renforcement des utilisations appropriées et diverses des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. La protection et la gestion pérenne des ressources en eau est aussi un des objectifs du projet.

CI est responsable de ce dernier objectif. En partenariat avec Madagascar National Park (MNP) et Missouri  Botanical Garden (MBG), on compte l’atteindre à travers des activités focalisées sur l’éducation environnementale.


Des références …

D’après l'enquête de référence RANOn'ALA, les associations d'usagers de l'eau ont été peu impliquées dans la gestion des ressources en eau dans ces districts. Les quelques cas de gestion associative ont été limitées à des barrages et des canaux d'irrigation. 10% des ménages vivant dans les zones accessibles sont impliqués dans ces activités. 2% des ménages dans le district de Mananara sont impliqués dans la gestion des points d'eau.

Plusieurs organismes œuvrent déjà dans les domaines de l’environnement, de la gestion des ressources naturelles, de l’agriculture,  de la gestion de l’eau (barrage, AEP), de la pêche.  Seulement, la protection des bassins versants proprement dites n’est pas encore très évidente dans les activités des organismes communautaires de base et des associations inventoriées.


… pour des stratégies

La protection et la gestion de ces sources assurent la qualité, la pérennité mais aussi l’utilisation de l’eau.

La mobilisation des communautés à travers la gestion et la protection intégrée des ressources en eau, assurant l’approvisionnement des infrastructures en eau potable sont les  clés des stratégies de Conservation International. Les communautés en amont et en aval seront incluses et consultées, impliquées dans le processus de décision avant la mise en œuvre de ces stratégies.

Encourager la population à prendre les responsabilités dans cette optique est indispensable.

Pour cette fin, le projet Ranon’Ala promeut le changement de comportement à long terme chez la population, par le biais de l’éducation environnementale. Cette éducation permettra l’acquisition et la meilleure compréhension de la relation entre le bien-être de la population et les ressources naturelles locales, telles que les sources d'eau, mais aussi l’appréciation de la valeur de ces ressources. Plusieurs approches sont appliquées, basées sur les expériences de Conservation International, Madagascar National Parks et Missouri Botanical Garden. Le partenariat avec les communautés dans les zones tampons des quatre aires protégées facilite la compréhension du lien entre la protection des forêts, l'approvisionnement en eau, et l'amélioration de la santé.


Les premiers pas

Pour la première année, les activités se sont portées sur  l’identification des opportunités et menaces pour la gestion intégrée des ressources en eau. L’identification des organisations communautaires de base qui jouent déjà, ou qui pourraient jouer un rôle dans l'amélioration de la protection de ces ressources, sont connues. Une stratégie de communication a été élaborée, des matériels de communication et de sensibilisation sont et seront confectionnés, des messages sont conçus par les membres du consortium. Les capacités des entités locales pour protéger les ressources en eau ont été renforcées. Le contenu des textes juridiques existants relatifs à la protection des ressources en eau a été expliqué.

Des activités sont en cours. Le défi est clair : que ce lien « Santé-Eau-Assainissement-Hygiène-Environnement » soit compris et vécu par les bénéficiaires du projet.