Sécurité Alimentaire
Une vendeuse de mangue et ses enfants
 
Madagascar figure parmi les pays pauvres du monde entier : 80% de la population ont un revenu au-dessous de 2 USD par jour ; le rang d'IDH (Indice de Développement Humain)   : 135ème sur 169 ; l'incidence de pauvreté  dans les zones urbaines  est de 54.2% et  82.2% dans les secteurs ruraux ;  30-50% des Malgaches sont sous alimentés. Ceci  est dû à multiples facteurs, y compris les catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, cyclones, invasions de sauterelle), la pauvreté, la croissance démographique élevée, la faible productivité, les  politiques économiques inadéquates. La sécurité alimentaire dans les pays en voie de développement comme Madagascar dépend largement de l'utilisation durable des ressources naturelles. Les services des écosystèmes contribuent fortement à la réduction de l’insécurité alimentaire. Malheureusement, ces écosystèmes sont fortement menacés par différentes pressions humaines : la déforestation, la conversion des zones humides en terrain de culture,…


Avec les communautés, maintenir la nature…

Conservation International, par le biais des activités de conservation des espèces menacées, des activités de développement rural dans les zones périphériques des aires protégées et de la mise en place des aires protégées terrestres et marines, contribue à la protection des services des écosystèmes qui sont indispensables pour le bien-être humain. L’implication de la communauté locale dans la maintenance de la nature et de ses services est l’une des approches de CI dans l’amélioration de la sécurité alimentaire.


… agir pour l’agriculture respectant la nature

Des activités de développement comme la pisciculture, la culture maraichère, l’apiculture, le Système de riziculture Amélioré (SRA) et le système de riziculture Intensive (SRI) et autres ont été développées à Mahavavy Kinkony, Mangoky Ihotry, Nosivolo, CAZ et COFAV à travers le programme Node  et autres programmes de conservation et de développement intégrés comme ceux appliqués à Fohisokona et àAnkaratra.  Une étude sur l’analyse de gestion des risques liées à l’agriculture chez les paysans vulnérables dans trois sites : Mahavavy Kinkony, Nosivolo et Corridor Ankeniheny Zahamena, a été entamée en 2011. Ceci a pour but de connaitre les meilleures stratégies de gestion de risque adoptées par les agriculteurs  vulnérables. La participation aux différentes réunions et au « task force » relatif au développement agricole et au système d’adaptation au changement climatique à l’échelle nationale et locale a été renforcée.