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EditPhoto Title:Madagascar
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EditImage Description:Woman drying sardines in the village of Ambodivahibe
EditPhoto Credit:© Conservation International/photo by Rachel Neugarten
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Le gouvernement malgache a entériné la participation de Madagascar au processus Waves (Wealth Accouting and Valuation of Ecosystem Services) ou Partenariat Mondial pour la Comptabilisation du Patrimoine et la Valorisation des Services d’Ecosystèmes. Madagascar fait partie des 6 pays élus par la Banque Mondiale pour appliquer ce programme.

C’est un programme initié par M. Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, en septembre 2010. En effet, il a été constaté que depuis quelques années, les notions utilisées habituellement en matière de comptabilité nationale ne font plus l’unanimité des organisations internationales, chercheurs… car elles ne reflètent pas exactement l’état réel du développement économique et social d’un pays dans l’esprit d’un développement durable.


Valoriser la véritable« richesse des nations »

Ces dernières années, des recherches ont été engagées pour déterminer ce qu’est la « véritable richesse des nations ». Des études qui tiennent compte, en plus du capital « production », du capital « humain » et surtout du capital « naturel » : écosystèmes, forêts, ressources en eau, ressources côtières, mines. Le nouveau concept apprécie les services apportés par les écosystèmes naturels et la biodiversité, que ce soit de façon directe (apport en eau, nourriture, fibres, nutriments…) ou indirecte (régulation du climat, du régime hydrique, services apportés du point de vue culturel et touristique…).


Une économie verte pour un développement durable

En se référant aux concepts économiques traditionnels, différents exemples dénoncent les failles des stratégies appliquées jusqu’ici.Ainsi, une politique axée sur une accélération du taux de croissance mais au détriment du capital humain et naturel n’est pas soutenable à long terme. Une politique qui utilise les ressources minières, reconnues non renouvelables, uniquement pour la consommation immédiate, sans songer à l’épargner ou à en affecter une partie pour reconstituer le capital naturel, entraine sans aucun doute à ce qu’on appelle « la malédiction des ressources ». Il s’avère donc d’une importance particulière de maitriser cette valeur du capital naturel donc d’adopter une stratégie basée sur une économie verte, pour améliorer de façon substantielle et capitale la formulation des politiques économiques et des choix stratégiques pour un développement durable.


Pour une approche commune

Différentes organisations internationales telle la Banque Mondiale, le PNUD, l’UNEP, l’Office des Statistiques des Nations Unies, des pays (Canada, France, Australie) et des universités ont développé depuis quelques années des méthodologies pour évaluer d’une manière scientifique cette « richesse des nations ». Ceci afin que ces méthodologies puissent être utilisables pour les décideurs économiques. Si les efforts ont été menés d’une façon indépendante et non coordonnée jusque-là, la Banque Mondiale prône « WAVES », un partenariat mondial pour développer une approche commune, agréée par tous les pays, pour intégrer dans les comptes nationaux la valeur du patrimoine de chaque pays et la valeur des services apportés par les écosystèmes. Ces comptes seront pris dans l’élaboration des stratégies de développement des pays. Ce partenariat prévoit donc au niveau mondial la continuation des discussions techniques sur les approches méthodologiques, de tester la nouvelle approche au niveau des pays pilotes.


Madagascar, en plein travail

Madagascar est l’un des six pays pilotes choisi par cette institution de Bretton Woods. La Colombie, le Mexique, l’Inde, les Philippines, l’Ouganda, le Japon, le Royaume Uni, la Norvège et l’Australie vont aussi expérimenter ce programme. Dans ce cadre, des activités incluant la collecte des données statistiques et la formulation des stratégies de développement durable sont à mener. Des économistes du ministère chargé de l’Economie et des Finances, des professionnels du Ministère de l’Environnement et des Forêts, du ministère de l’Eau et des ONG de conservation s’y penchent sérieusement actuellement. Le groupe est coprésidé par le SG du Ministère de l’Economie et le Vice- Président Régional de CI Madagascar, Léon Rajaobelina. Les études avancent bien, car il faut que tout soit fin prêt en janvier 2012 pour être soumis à une validation officielle avant sa présentation à Rio, lors du Sommet mondial de la Terre en juin 2012.