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EditPhoto Title:Restauration forestière
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EditPhoto Credit:© Cristina Mittermeier
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Pour combien d’années encore nos forêts persisteront face aux différentes pressions qui ne cessent de s’exercer ? Bien que les efforts de protection menés depuis 1990 ont permis de diminuer de 0,83 % en fin 2000 à 0,5 % en fin 2005 la perte de nos forêts, les feux et abattages de ces dernières années ont accentué leur destruction.

La restauration forestière est plus que jamais indispensable pour Madagascar. Depuis 2009, avec l’appui de la Fondation MacArthur, CI, a mené des recherches sur la restauration forestière à Madagascar. Objectif : fournir des recommandations pour les futurs projets de restauration. Deux jours d’atelier, les 03 et 04 mai 2011, à l’hôtel Colbert Antananarivo ont permi de capitaliser les expériences en restauration forestière à Madagascar. Un atelier qui a permis aux 47 participants issus du MEF et ses directions, les promoteurs des projets de restauration et les autres partenaires, de partager les résultats des recherches et de discuter des axes stratégiques du plan d’actions pour maintenir et restaurer la connectivité entre les blocs de forêts dans les zones prioritaires.


Du présent au futur

Les différentes présentations suivies de discussions ont démontré la pertinence de l’atelier. Parmi les sujets débattus : le lien entre les activités de subsistance, le maintien et/ou la restauration de la connectivité des forêts, les impacts de la fragmentation des forêts sur les espèces. La modélisation de la future distribution des espèces de plantes et animales par rapport au changement du climat permettant d’identifier les zones prioritaires pour la restauration a été aussi présentée et débattue. On a aussi traité aussi le sujet concernant l’évaluation des conditions actuelles des formations végétales bordant les rivières et les cours d’eau ou ripisylves à Madagascar. Pour ce cas, il a été admis comme hypothèse que, sous les effets du changement climatique, les ripisylves seraient les plus résilientes des écosystèmes forestiers. Il a été constaté que les zones adéquates pour les espèces varient dans le temps à cause du changement climatique. L’évaluation de la fonctionnalité des corridors de ripisylves permet d’avancer leur potentialité de servir de couloir de migration pour les espèces en cas de changement du climat. La distance entre les blocs ainsi que l’absence d’habitat convenable permettant le passage des animaux sont des facteurs limitant, outre les goulots d’étranglement. Sur la base de plusieurs critères identifiés, 17 zones prioritaires pour la restauration ont été identifiées dont la répartition selon les zones bioclimatiques est la suivante : 08 dans la zone humide, 07 dans la zone sèche, 02 dans la zone épineuse.


Plan d’action

Le plan d’action futur, constitué de deux axes stratégiques : affinage de l’identification des zones prioritaires et développement du plan de restauration doit être lié à une politique nationale bien défini. Pour le développement du plan de restauration, les participants ont surtout insisté sur l’approche participative, la motivation des communautés, le développement de partenariats, l’application des règles (officielles et/ou coutumières), le transfert de compétences et l’éducation environnementale. La mise en place d’un cadrage technique et juridique, le développement des recherches et l’établissement d’un système de suivi ont aussi été aussi considérés comme important par les participants à cet atelier.