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EditPhoto Title:L’eau douce
EditPhoto Description:Une ressource précieuse
EditImage Url:/global/madagascar/PublishingImages/ci_86865299.JPG
EditImage Description:Waterfall
EditPhoto Credit:© Cristina Mittermeier
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L’eau douce ne représente que 1 % seulement des eaux de notre planète, alors qu’elle garantit la vie de tous les êtres vivants sur la terre. Il faut donc donner une importance particulière à cette ressource qui fait partie des services principaux fournis par notre écosystème.

L’eau douce est une ressource particulière sur notre Terre. Vitale pour tous les organismes vivants, facteur principal contrôlant le milieu naturel, aussi bien la vie animale que végétale, elle est sûrement la plus importante de toutes les ressources naturelles.


L’eau douce dans toutes ses formes

L’eau douce assure plusieurs fonctions dans différents domaines comme l’agriculture et l’élevage, l’alimentation, l’énergie, la santé et l’hygiène ainsi que le transport. Madagascar dispose comme eaux courantes de plus de 3000 km de fleuves et de rivières situées entre 800 et 1400 m d’altitude. Son réseau hydrographique est naturellement subdivisé en six grands bassins fluviaux d’importance inégale qui se subdivisent en 256 bassins. Les principaux plans d’eau douce stagnante sont formés essentiellement par les lacs continentaux et les lacs littoraux; ils occupent une superficie totale d’environ 2000 km2 sur 0,3 % du territoire avec 3 429 étendues d’eau libre. Concernant les eaux souterraines, la nappe phréatique est l’aquifère souterrain que l’on rencontre à faible profondeur et qui alimente traditionnellement les puits et les sources en eau potable. C’est la nappe la plus exposée à la pollution en prove­nance de la surface. Eaux douces continentales représentées par les eaux de surface, les eaux souterraines et les eaux de précipitation constituent en majeure partie les zones humides.


Sécuriser l’eau !

Assurer la disponibilité en permanence et la qualité de l’eau dans les endroits où les êtres vivants en ont besoin tout au long de leur vie sont parmi les objectifs des activités de CI actuellement. Depuis l’avènement du Code de l’Eau, l’implémentation des projets oeuvrant pour l’eau potable et l’assainissement se fructifie. Toutefois, l’importance de la pérennisation de la source d’eau potable est oubliée. Peu d’études sont consacrées à la recherche initiale et approfondie sur les bassins versants assurant l’alimentation de cette eau. Le changement climatique, par les inondations et les sècheresses qui en découlent, est la mena­ce qui affecte l’eau douce et les zones humides. La dégradation des bassins versants en amont peut entraîner les érosions qui ont des impacts sur les habitats de la biodiversité aquatique et la potabilité de l’eau. Dans les zones humides continentales en particulier, l’extension de la conversion de certains marais et/ou lacs en ri­zicultures constitue un problème majeur de la gestion de cet écosystème.


Richesse à protéger

La sécurisation en eau douce ne se limite pas au domaine de l’eau potable. Elle tient compte également de la faune et flore aquatique. L’uti­lisation et l’exploitation de ces ressources doivent être durables, d’où l’importance de l’application des lois en vigueur. A l’instar de la période d’ouverture de la pêche, des dimensions des mailles des filets de pêche, la mise en oeuvre de l’Etude d’Impact Environnemental pour les projets affectant l’eau douce.

La mise en place des nouvelles aires protégées doit tenir compte de la protection des sources d’eau disponibles afin que les communautés nécessiteuses jouissent des services fournis par l’eau. Toutes les ressources naturelles dans l’eau douce doivent être gérées convenablement face aux diverses pressions existantes.

En collaboration avec les communautés locales et différents partenaires, Conservation Interna­tional déploie ses efforts à Nosivolo-Marolambo, dans le complexe Mangoky-Ihotry, dans le complexe Mahavavy Kinkony pour sécuriser l’eau mais aussi protéger les richesses naturelles que ces zones renferment. A l’exemple de ces poissons endé­miques qui font la renommée de chaque région, le « songatana » pour Nosivolo, le « damba » pour Kinkony. De nouvelles collaborations avec d’autres partenaires sont en vue actuellement.