Les palmiers de Madagascar proches de l’extinction

10/16/2012

 
Hyderabad, Inde – D’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™, publiée aujourd’hui par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 83% des palmiers de Madagascar sont menacés d’extinction, ce qui met également en danger les moyens de subsistance des populations locales. Cette mise à jour de la Liste comprend 65,518 espèces, dont 20,219 sont menacées d’extinction.
 
L’évaluation du statut des palmiers de Madagascar a été menée par le Groupe de spécialistes des palmiers de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), dans le cadre d’une évaluation de tous les palmiers. Les conclusions ont également tenu compte d’études effectuées par les Jardins botaniques royaux de Kew, un partenaire de la Liste rouge.
 
« Les chiffres relatifs aux palmiers de Madagascar sont vraiment terrifiants, en particulier parce que la perte des palmiers porte atteinte à la biodiversité exceptionnelle de l’île mais aussi à sa population»,
dit Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN. « On ne peut pas fermer les yeux devant une telle situation. »
 
Les palmiers font partie de la diversité biologique de Madagascar et les 192 espèces étudiées ne se trouvent nulle part ailleurs. Elles fournissent des ressources vitales, notamment des cœurs de palmier comestibles et des matériaux de construction, à certaines des populations les plus pauvres de l’île. La destruction de leurs habitats et la cueillette des cœurs de palmier sont des menaces importantes qui compromettent la survie de ces espèces.
 
« La plupart des palmiers de Madagascar poussent dans les forêts humides de l’est de l’île, qui sont déjà réduites à un quart de leur étendue d’origine et continuent de disparaître » dit William Baker, Président du Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE et Directeur des recherches sur les palmiers aux Jardins botaniques royaux de Kew. «Le taux élevé d’extinction des palmiers malgaches reflète le déclin de ces forêts, qui met en danger la remarquable richesse d’espèces sauvages qui s’y trouve ». 
 
Les populations d’un grand nombre d’espèces de palmiers sont en danger en raison du défrichage des terres pour l’agriculture et de l’exploitation des forêts. 
 
Ravenea delicatula (en danger critique d’extinction) ne se trouve que sur un seul site, mais celui-ci n’est pas protégé et il est menacé par le défrichage de la forêt par les populations locales, en vue de la culture du riz de montagne, ainsi que par la prospection minière à la recherche de minéraux et de pierres précieuses, notamment de rubis.  
 
Le Tahina ou « palmier suicidaire » (Tahina spectabilis), récemment découvert, figure pour la première fois sur la Liste rouge de l’UICN. Il s’agit d’un géant pouvant atteindre 18 mètres, visible même sur Google Earth. Quelques mois après la floraison et la production de graines, l’arbre meurt. Avec pas plus de 30 individus adultes à l’état naturel, l’espèce est classée « en danger critique d’extinction » ; une partie importante de son habitat a disparu pour laisser sa place à l’agriculture.
 
Dypsis brittiana n’a été répertorié que dans un seul site, le parc naturel de Makira créé récemment. Bien que le site soit protégé, l’espèce peut être déjà éteinte en raison de la dégradation de son habitat. Aucun arbre n’a été trouvé en 2007, raison pour laquelle l’espèce a été classée « en danger critique d’extinction ». Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer son statut.
 
La cueillette des graines menace également certaines espèces.
 
Dypsis tokoravina (en danger critique d’extinction) est ciblé par des collecteurs de grains qui abattent l’arbre. Moins de 30 arbres survivraient à l’état naturel. Le Palmier majestueux (Ravenea rivularis) est une autre espèce appréciée par les horticulteurs sur le plan international. Son statut est passé de « vulnérable » à « en danger » en raison d’une diminution constante du nombre de palmiers adultes, du déclin de l’étendue et de la qualité de son habitat et de la cueillette de ses graines, qui se poursuit malgré une réglementation stricte du commerce.
 
 « Le réseau national d’aires protégées, géré par les Parcs Nationaux du Madagascar, protège certaines espèces de palmiers malgaches, mais pas toutes, loin de là », dit Russell Mittermeier, Président de Conservation International et Président du Groupe de spécialistes des primates de la CSE. « Pour sauver les palmiers de Madagascar et la biodiversité en général, il est essentiel d’établir une collaboration aussi étroite que possible avec les communautés locales, notamment pendant cette période de grave instabilité politique pendant laquelle l’action des organismes gouvernementaux est très perturbée. Malheureusement, à Madagascar, ce degré très élevé de danger ne s’applique pas exclusivement aux palmiers ».
 
Cette évaluation du statut des palmiers de Madagascar fournit aux écologistes une base solide pour entreprendre des actions directes sur le terrain.
 
Une bonne gestion de la cueillette des graines et la protection des habitats peuvent permettre de sauvegarder certaines espèces. Les Jardins botaniques royaux de Kew ont lancé plusieurs projets de conservation pour protéger certaines des espèces les plus emblématiques de palmiers de Madagascar. Un projet encourage les populations locales à protéger le palmier Manambe (Dypsis decipiens) classé « vulnérable», et Dypsis ambositrae (en danger critique d’extinction) dans l’aire protégée proposée d’Itremo. Pour le palmier suicidaire, l’ensemble du secteur de l’horticulture est appelé à se mobiliser pour le protéger. Avec l’aide de la banque nationale de semences de Madagascar, des graines cueillies de façon durable sont vendues par le biais d’un grainetier commercial. Les recettes reviennent à la population locale, qui les utilise pour rénover des bâtiments et améliorer la productivité des cultures vivrières.
 
 « Si certaines espèces de palmiers peuvent répondre à des actions ciblées de conservation, la sauvegarde des palmiers de Madagascar sur le long terme nécessite des efforts à grande échelle », dit Jane Smart. « Madagascar a fait de grands progrès dans la préservation de sa faune et de sa flore exceptionnelles en classant 10% de l’île en aires protégées. Il est cependant nécessaire de faire des efforts susceptibles de changer la donne, afin de protéger les habitats rémanents et de créer davantage d’aires protégées, conformément aux objectifs d’Aichi de sauvetage de la biodiversité sur le plan mondial, en faveur desquels un grand nombre de gouvernements se sont engagés en 2010. »
 
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Quotes from IUCN Red List partner organizations
“As with Madagascar’s palms, each threatened species has unique adaptations, and forms a thread in the ecological fabric – often they also have direct significance for peoples’ livelihoods. This case shows clearly why greater investment is needed for threatened species conservation,” says Dr Leon Bennun, BirdLife International’s Director of Science, Policy and Information.
 
“We will continue to see entire groups of species threatened with extinction if governments continue to get away with investing a pittance in conservation and avoiding national or international commitments that ensure the protection of all species,” says Prof Jonathan Baillie, Director of Conservation Programmes at ZSL.  “We need real commitments from governments, associated with binding legislation and sufficient funds to ensure effective implementation.”  
 
“The precarious status of palm species in Madagascar also underscores the urgent need to assess the status of more than 500 species of palms in the Western Hemisphere, fewer than 10% of which have been evaluated so far. NatureServe, having led assessment for more than 30,000 species of plants in the Americas to date, is excited to help address this challenge,” says Mary Klein, President and CEO of NatureServe.
 
“It is tragic to witness the decline of Madagascar’s unique flora. There are conservation solutions for plants and we must act now,” says Sara Oldfield, Secretary General, Botanical Gardens Conservation International, BGCI “The IUCN Red List is an essential first step in the conservation process, identifying which plants and animals most need assistance to guarantee their future.”
 
“The most recent IUCN Red List update, focused on the palms of Madagascar, highlights the relevance of The IUCN Red List to country-level conservation efforts,” says Dr Thomas Lacher, Jr Professor, Texas A&M University. “This assessment will guide conservation efforts in Madagascar to target appropriate agency and community-level conservation actions that will both conserve the biodiversity of Madagascar and provide sustainable use options to the communities that depend upon these resources.”
 
“This announcement highlights why The IUCN Red List is so essential. It is through The IUCN Red List that the world becomes aware of pending ecological catastrophes – like the case of Madagascar’s Palms,” says Lucas Joppa, Conservation Scientist at Microsoft Research.  “The vigilant work of IUCN, SSC, and their partners is essential to identify critical problems and enact effective interventions. As Madagascar’s plight so plainly shows, this isn’t just about biodiversity: it is about people’s livelihoods. Ignoring this finding is simply not an option.”
 
Pour plus d’informations ou pour des interviews, veuillez contacter:
Ewa Magiera, tél. +41 22 999 0346 mobile +41 79 856 76 26, ewa.magiera@iucn.org
Lynne Labanne, responsable de la Communication, Programme des espèces, UICN, tél. +41 22 999 0153,  mobile +41 79 527 7221,  lynne.labanne@iucn.org
Camellia Williams, Programme des espèces de l’UICN, Communication, tél. +41 22 999 0154, camellia.williams@iucn.org 
 
Pour télécharger des images, aller à https://www.yousendit.com/download/TEhWQndDZ2dRYSs1eDhUQw
Ces images peuvent être utilisées uniquement en rapport avec le présent communiqué de presse

Notes pour les rédacteurs:

La Liste rouge de l’UICN contribue à la réalisation de l’Objectif 12 du Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020. Objectif 12 : D’ici à 2020, l’extinction d'espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu.
Pour sauver de l’extinction des espèces menacées, comme les palmiers de Madagascar, les pays doivent élaborer des plans pour atteindre d’autres objectifs d’Aichi, notamment:
• Objectif 5 – Réduction de la perte d’habitats
• Objectif 7 – Gestion durable (aquaculture, agriculture et sylviculture)
• Objectif 11 – Extension des réseaux d’aires protégées
• Objectif 17 – Élaboration de stratégies et de plans d’actions nationaux
• Objectif 20 – Accroissement des ressources financières
 
Le statut des palmiers de Madagascar a été évalué, à travers le Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE, par deux experts des Jardins botaniques royaux de Kew, Mijoro Rakotoarinivo (basé au Centre de la conservation malgache de Kew à Antananarivo) et John Dransfield (maintenant à la retraite). Tous les deux sont des membres actifs du Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE de l’UICN. M. Rakotoarinivo est aussi membre du Groupe de spécialistes des plantes de Madagascar de la CSE de l’UICN. William Baker, Président du Groupe de spécialistes des palmiers de la CSE de l’UICN, Directeur des recherches sur les palmiers à Kew, et également membre du sous-comité de conservation de la flore de l’UICN, s’est chargé de la révision de toutes les évaluations.
 
Il convient de souligner que la connaissance des palmiers de Madagascar est en évolution. En s’engageant dans l’étude en cours des palmiers malgaches, les experts de Kew ont découvert beaucoup de choses. Depuis cinq ans, ils ont ainsi décrit 20 nouvelles espèces, toutes malheureusement menacées d’extinction. Il y a également de bonnes nouvelles : Beccariophoenix madagascariensis était classé « en danger critique d’extinction » en 1998, mais les études menées par Kew ont permis de découvrir plusieurs nouvelles populations importantes de ce palmier spectaculaire, et de le ramener à la catégorie « vulnérable ».
 
Kew collabore avec des organisations de terrain à Madagascar, afin de s’assurer que les responsables de la conservation disposent de toutes les informations disponibles sur les populations importantes et le risque d’extinction des principales espèces. Outre des inventaires de base, des études taxonomiques et des recherches sur les effets de la fragmentation des populations, l’équipe de Kew basée à Madagascar a introduit de nouveaux outils, comme la modélisation des niches et la cartographie prédictive, afin d’aider à trouver de nouvelles populations, et il a publié un guide pratique des palmiers pour les écologistes, en anglais et en malagasy.  http://www.kew.org/plants-fungi/kew-stories/kew-research/palms/
 
Les chiffres de la 2e mise à jour 2012 de la Liste rouge d’espèces menacées de l'UICN:
NOMBRE TOTAL D’ESPÈCES ÉTUDIÉES = 65,518
(Nombre total d’espèces menacées = 20,219)
Éteinte = 795
Éteinte à l’état sauvage = 63
En danger critique d’extinction = 4,088
En danger = 5,919
Vulnérable = 10,212
Quasi menacée = 4,574
Faible risque/dépendant de la conservation = 254 (catégorie ancienne qui est progressivement retirée de la Liste rouge)
Données insuffisantes = 10,673
Préoccupation mineure = 28,940
Les chiffres indiqués ci-dessus ne concernent que les espèces qui ont été évaluées à ce jour pour la Liste rouge de l’UICN. Même si toutes les espèces du monde n’ont pas été évaluées, la Liste rouge de l’UICN donne néanmoins un aperçu très utile de ce qui arrive aux espèces aujourd’hui et souligne l’urgente nécessité des actions de conservation.
Pour de nombreux groupes taxonomiques, il est impossible de fournir des pourcentages relatifs d’espèces menacées dans la Liste rouge de l’UICN parce qu’ils n’ont pas été totalement évalués. Pour nombre d’entre eux, les efforts d’évaluation se sont focalisés sur des espèces menacées ; c’est pourquoi le pourcentage d’espèces menacées serait pour eux fortement biaisé.

Pour les groupes qui ont été complètement évalués, il est possible de calculer le pourcentage d’espèces menacées, mais le nombre exact d’espèces menacées est souvent incertain parce que l’on ne sait pas si les espèces Insuffisamment documentées (DD) sont menacées ou non. C’est pourquoi les pourcentages présentés plus haut représentent la meilleure estimation possible des risques d’extinction pour les groupes qui ont été totalement évalués (à l’exception des espèces Eteintes), en supposant que les espèces Insuffisamment documentées (DD) soient menacées dans les mêmes proportions que les espèces pour lesquelles les données sont suffisantes. En d’autres termes, c’est un chiffre moyen dans une fourchette allant de x% d’espèces menacées (en supposant qu’aucune espèce DD ne soit menacée) à y% d’espèces menacées (si toutes les espèces DD sont menacées). Les preuves disponibles montrent que c’est la meilleure estimation possible.
 
Éléments marquants de la mise à jour 2012.2

Species moving into the Extinct category
• Invertebrates
o Margatteoidea amoena
o Neoplanorbis tantillus
Re-discovered species
• Plants
o Erythrina schliebenii – Critically Endangered
Status changes
• Plants
o Erythrina schliebeni – moved from Extinct to Critically Endangered
o Newtonia erlangeri – moved from Near Threatened to Endangered
• Marine Fish
o Great Seahorse (Hippocampus kelloggi) – moved from Data Deficient to Vulnerable
• Invertebrates
o Painted Rocksnail (Leptoxis taeniata) – moved from Vulnerable to Endangered
o Fat Pocketbook Pearly Mussel (Potamilus capax) – moved from Critically Endangered to Vulnerable
o Huachuca Springsnail (Pyrgulopsis thompsoni) – moved from Vulnerable to Near Threatened
• Mammals
o Steller Sea Lion (Eumetopias jubatus) – moved from Endangered to Near Threatened
• Reptiles
o Grand Cayman Blue Iguana (Cyclura lewisi) – moved from Critically Endangered to Endangered
Some examples of the over 1,682 species newly recorded on the 2012.2 IUCN Red List
• Invertebrates
o Dasypoda frieseana - Endangered
• Reptiles
o Acanthocercus adramitanus – Least Concern
o Acanthodactylus felicis - Vulnerable
o Egyptian Mastigure (Uromastyx aegypti) – Vulnerable
• Fresh Water Fishes
o Siberian Taimen (Hucho taimen) – Vulnerable
o Sichuan Taimen (Hucho bleekeri) – Critically Endangered
o Korean Taimen (Hucho ishikiwae) – Data Deficient
 
La Liste rouge de l’UICN des espèces menacéesTM
La Liste rouge de l’UICN des espèces menacéesTM (ou la Liste rouge de l’UICN) est la source d’information la plus complète qui soit au monde sur le statut global de conservation des espèces végétales et animales. Elle se fonde sur un système objectif d’évaluation du risque d’extinction d’une espèce au cas où aucune action ne serait entreprise pour sa conservation.

Les espèces se voient attribuer une des huit catégories de menaces selon qu’elles répondent à certains critères liés à la tendance de leurs populations, à la taille et à la structure de la population, et à leur aire de répartition géographique. Les espèces classées «En danger critique d’extinction, En danger ou Vulnérables sont collectivement décrites comme « Menacées ».

La Liste rouge de l’UICN n’est pas seulement un registre de noms et des catégories de menaces qui leur sont associées. C’est un riche compendium d’informations sur les menaces qui pèsent sur les espèces, sur leurs exigences écologiques, sur les endroits où elles vivent, et sur les mesures de conservation qui peuvent être prises pour réduire ou empêcher leur extinction.

La Liste rouge de l’UICN est un effort conjoint de l’UICN et de sa Commission de la Sauvegarde des espèces, en collaboration avec ses partenaires pour la Liste rouge que sont BirdLife International, Botanical Gardens Conservation International, Conservation International, NatureServe, les Jardins botaniques royaux de Kew, l’Université Sapienza de Rome, la Texas A&M University, Wildscreen et la Société zoologique de Londres. www.iucnredlist.org

Les catégories de menaces de la Liste rouge de l’UICN
Les catégories de menaces de la Liste rouge de l’UICN sont les suivantes, en ordre décroissant de gravité :
Éteint ou Éteint à l’état sauvage ;
En danger critique d’extinction, En danger et Vulnérable : espèces menacées d’extinction globale ;
Quasi menacé : espèces proches des seuils de menaces ou qui seraient menacées sans les mesures de conservation spécifiques en cours ;
Préoccupation mineure : espèces dont le risque d’extinction est estimé moindre ;
Insuffisamment documenté : pas d’évaluation parce que les données sont insuffisantes ;
En danger critique d’extinction (Peut-être éteint) : ceci n’est pas une nouvelle catégorie de la Liste rouge ; c’est un signal développé pour identifier les espèces En danger critique d’extinction qui sont, selon toute probabilité, déjà éteintes mais pour lesquelles il faut une confirmation, par exemple, au moyen d’études plus approfondies qui seraient réalisées sans pouvoir découvrir le moindre individu.

À propos de l’UICN
L’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux défis les plus urgents en matière d’environnement et de développement, en soutenant la recherche scientifique, en gérant sur le terrain des projets dans le monde entier et en encourageant des gouvernements, des ONG, les NU, des conventions et des sociétés internationales à, ensemble, développer des politiques, des lois et de meilleures pratiques.

Réseau environnemental global le plus ancien et le plus étendu du monde, l’UICN est une union démocratique qui compte plus de 1000 gouvernements et ONG parmi ses organisations membres, et près de 11.000 scientifiques et experts bénévoles répartis dans quelque 160 pays. Elle s’appuie sur un secrétariat de plus de 1000 professionnels travaillant dans 60 bureaux ainsi que sur des centaines de partenaires des secteurs public et privé et des ONG partout dans le monde. Le siège de l’UICN se trouve à Gland, près de Genève, en Suisse.  www.iucn.org

À propos de la Commission de la sauvegarde des espèces
La Commission de la sauvegarde des espèces (The Species Survival Commission) CSE est la plus grande des six Commissions bénévoles de l’UICN, avec un réseau mondial d’environ 7 000 experts. La CSE conseille l’UICN et ses membres sur les nombreux aspects techniques et scientifiques de la conservation des espèces et consacre ses efforts à préserver la diversité biologique. La CSE apporte une contribution notable aux accords internationaux concernant la conservation de la diversité biologique.

À propos de BirdLife International
BirdLife International est un partenariat qui rassemble 114 organisations de conservation ; c’est le leader mondial de la conservation des oiseaux. L’approche unique de BirdLife, du local vers le global, lui permet d’assurer une conservation qui a un impact important et à long terme, pour le bien de la nature et des populations. www.birdlife.org

À propos de Botanical Gardens Conservation International
BGCI est une organisation internationale qui veut assurer, partout dans le monde, la conservation des plantes menacées dont la survie est intrinsèquement liée à de grands problèmes mondiaux tels que la pauvreté, le bien-être humain et les changements climatiques. BGCI représente plus de 700 membres – principalement des jardins botaniques – dans 118 pays. Nous voulons soutenir nos membres et leur permettre, ainsi qu’à la vaste communauté de la conservation, d’appliquer leurs connaissances et leur expertise pour inverser la crise des menaces d’extinctions à laquelle sont confrontées un tiers de toutes les plantes.  http://www.bgci.org

À propos de Conservation International (CI)
Fondée sur des bases solides de partenariat, de compétences scientifiques et de démonstration sur le terrain, CI œuvre afin de permettre aux sociétés de prendre soin de façon durable et responsable de la nature et de notre diversité biologique planétaire, en vue d’assurer le bien-être des populations humaines sur le long terme.  Fondée en 1987 et fêtant son 25e anniversaire en 2012, CI est basée à Washington DC, emploie 900 personnes dans près de 30 pays sur quatre continents et compte plus d’un millier de partenaires dans le monde. Pour plus d’informations, allez à www.conservation.org , ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.
 
À propos de Microsoft
Fondée en 1975, Microsoft (Nasdaq “MSFT”) est le leader mondial en matière de logiciels, de services et de solutions qui aident les personnes et les entreprises à réaliser pleinement leur potentiel. http://www.microsoft.com

À propos de NatureServe
NatureServe est une organisation de conservation à but non lucratif qui veut fournir des bases scientifiques pour une action de conservation efficace. Grâce à son réseau composé de 82 centres de données sur les programmes du patrimoine naturel et sur la conservation aux Etats-Unis, au Canada et en Amérique Latine, NatureServe constitue un organisme unique d’informations scientifiques détaillées et d’expertise en conservation de la biodiversité en matière de plantes, d’animaux et d’écosystèmes américains. www.natureserve.org
 
À propos des Royal Botanic Gardens, Kew
Institution scientifique renommée dans le monde entier, les Jardins botaniques royaux de Kew sont reconnus sur le plan international pour la qualité de leurs collections de plantes vivantes et de leur herbier, ainsi que pour leurs compétences en matière de diversité, de conservation et de développement durable de la flore au Royaume Uni et ailleurs dans le monde. Les Jardins de Kew sont un lieu phare pour les visiteurs. Leurs 132 hectares paysagés et  leur site de Wakehurst à la campagne attirent près de 2 millions de visiteurs chaque année. Inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en juillet 2003, les Jardins botaniques de Kew ont fêté leur 250e anniversaire en 2009. Wakehurst Place héberge la Banque de semences du millénaire, qui est la banque de semences de plantes sauvages la plus grande du monde. Kew et ses partenaires ont collecté et préservé des semences de 10% des espèces sauvages de plantes à fleurs de la planète (près de 30 000 espèces). L’objectif de la banque consiste à en conserver 25% d’ici 2020, et son énorme potentiel pour la conservation future ne peut être réalisé qu’avec l’appui du public et d’autres bailleurs de fonds. www.kew.org
 
Près de la moitié des recettes des Jardins botaniques de Kew proviennent du gouvernement britannique par l’intermédiaire du Defra (Département de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales) ; ils bénéficient aussi de fonds provenant d’autres sources. Sans les apports volontaires liés aux cotisations de ses membres, aux dons et aux subventions, Kew devrait réduire considérablement ses activités à un moment où, étant donné l’importance des enjeux environnementaux, ses ressources et ses compétences sont plus nécessaires que jamais dans le monde. L’institution doit encore mobiliser des fonds considérables tant au Royaume-Uni que dans d’autres pays.
 
À propos de Sapienza University of Rome
Avec plus de 700 ans d’histoire et 145 000 étudiants, La Sapienza est la plus grande université d’Europe, la deuxième au monde après celle du Caire : une ville à l’intérieur de la ville. Elle comprend 11 facultés et 67 départements. Ses effectifs comprennent plus de 4 500 professeurs et 5 000 employés administratifs et techniques. La Sapienza propose un vaste éventail de cours, dont 300 formations sanctionnées par des diplômes et 200 formations spécialisées. Elle accueille plus de 30 000 étudiants provenant d’autres régions du pays et plus de 7000 étudiants étrangers. La Sapienza planifie et mène à bien d’importants travaux de recherche scientifique dans presque toutes les disciplines et atteint des résultats de haut niveau sur le plan national et international. Le Professeur Luigi Frati est le Recteur de La Sapienza depuis novembre 2008. http://www.uniroma1.it/
 
À propos de la Texas A&M University
Après des débuts modestes en 1876 comme première institution texane d’enseignement supérieur, l’Université de Texas A&M s’est développée en un campus animé de plus de 2 100 hectares, avec une faculté reconnue dans tout le pays. C’est une des quelques universités bénéficiant de concessions terrestres, marines et spatiales. Avec des inscriptions composées à part égales d’hommes et de femmes, 25 pourcents des inscrits de première année sont les premiers membres de leur famille qui vont à l’université. Ici, plus de 39.000 étudiants de premier cycle et plus de 9 400 licenciés ont accès à des programmes de recherches de classe internationale et à une faculté reconnue. Texas A&M comprend deux campus, un à Galveston, au Texas, et l’autre au Moyen-Orient, au Qatar. Cette université emblématique, qui fait des recherches de très haut niveau dans ses dix collèges, fut récemment classée première du pays par le magazine Smart Money pour le « délai de récupération » (ce que les diplômés gagnent comparé au prix de leurs études). L’U.S. News and World Report 2011 a classé Texas A&M à la deuxième place nationale des universités publiques pour leur catégorie « Great Schools, Great Prices » et à la 22ème place en tout. Les diplômes accordés dans de nombreux programmes se classent dans le Top 10 national. www.tamu.edu
À propos de Wildscreen
Wildscreen est une organisation caritative internationale qui travaille pour favoriser auprès du grand public la compréhension et l’appréciation de la biodiversité mondiale et du besoin de sa conservation, grâce au pouvoir des images de nature sauvage. Fondé en 1982, Wildscreen occupe une position unique au cœur de l’industrie des médias s’intéressant à la faune et l’environnement mondiaux. Il s’est acquis une réputation internationale d’excellence et de fiabilité dans les domaines des médias, des communications et de l’éducation concernant l’histoire naturelle. Le projet ARKive de Wildscreen est une initiative globale unique, qui réunit les meilleurs films et photographies d’espèces du monde entier dans une bibliothèque numérique centralisée, pour constituer une collection audio-visuelle sensationnelle de la vie sur terre. La première priorité d’ARKive est de compiler et de compléter les profils audio-visuels des quelque 19.000 animaux, plantes et champignons qu’est menacées dans la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. www.wildscreen.org.uk
À propos de la Zoological Society London, ZSL
Fondée en 1826, la Société zoologique de Londres est une organisation caritative qui a une audience internationale et qui œuvre dans la recherche scientifique, la conservation et la vulgarisation. Notre rôle clé est la conservation des animaux et de leurs habitats. La Société dirige le Zoo de Londres et le parc animalier de Whipsnade. Elle réalise des recherches scientifiques à l’Institut de zoologie et s’implique activement outremer dans la conservation sur le terrain.  www.zsl.org

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